Aimer les autres tout autant
Photos prises par la magique Lucie Ngo, sur les Terres d’Avalon
Cela fait plusieurs mois que je vis un chamboulement intérieur.
Il y a quelques mois je répondais à l’appel que je sentais dans mon ventre d’aller sur les Terres d’Avalon (Merci Lucie !!).
Avalon. Aucune idée de ce que c’est. Marie Madgadalene. J’ai entendu son nom mais aucune idée de qui elle est. Mon mental ne sait pas. Mais je sens que mon ventre sait.
Il y a quelques mois, en arrivant sur ces Terres, je me souvenais. Je me souvenais que j’avais été ici. Avec ces femmes. Dans une autre vie. Que mon corps avait dansé ces prières et chanté ces mantras avant.
Il y a quelques mois, les larmes coulaient. De me souvenir de mes vies passées. Des flashes. Des visions. Des larmes qui coulaient malgré moi lorsque j’entendais certains mots et refaisais certains gestes. Le bouleversement dans ma tête et dans mon corps. De me souvenir. De re-member. De me re-membrer.
Puis. Le retour à la maison. Ici à Amsterdam. La peur de raconter ce que j’avais vécu à mon partenaire. La peur d’être prise pour une folle. La peur d’être moquée. La décision de ne rien dire. À ces gens qui ne sont “pas dans la spiritualité”. La décision de garder pour moi.
Et doucement. Le sentiment d’isolation. De solitude. De distance. De déconnexion à lui.
Je me dis que c’est de sa faute. Que si j’étais avec un homme qui était “dans la spiritualité” aussi, ce serait plus facile. Que cet homme là me comprendrait. Que ce serait tellement plus simple si j’étais avec quelqu’un qui croyait aux mêmes choses que moi.
Puis ces mots. « Ne cherchez à convaincre personne. Aimer les autres tout autant ». Canalisés par mon âmie et enseignante Lucie Codiasse font l’effet d’une bombe dans mon intériorité.
Moi qui ai tant envie d’être aimée comme je suis, en suis-je capable avec les autres ? Ces autres qui sont différents de moi ? Et, puissé-je être aimée et acceptée comme je suis, si je retiens/cache des parties de moi que mon Âme a envie de partager ?
Je sens mon ventre me répondre. Il est temps.
Il est temps d’arrêter de me cacher. De reconnaître la peur d’être prise pour une folle. De reconnaître la peur d’être moquée. Et de choisir l’Amour. Choisir la connexion avec mon partenaire, plutôt que la distance et la déconnexion. Choisir l’Amour plutôt que la peur.
Je lui dit. Tout. Le sentiment de distance avec lui et de déconnexion. L’envie de me sentir de nouveau connectée à lui. Et en même temps, la peur de partager ce qui compte pour moi et d’être moquée ou prise pour une folle par lui.
L’envie de pouvoir accepter que peut-être il ne me comprendra pas, et en même temps, le besoin de respect non-négociable (merci communication de coeur à coeur).
Il m’écoute. Me dit qu’en effet ces histoires de vies antérieures ne résonnent pas pour lui. Que par le passé, il a en effet jugé des personnes dites “spirituelles”. Qu’à ma grande surprise, ce n’était pas leurs croyances qu’il jugeait, mais le fait qu’il avait eu l’impression qu’ils essayaient de le “convaincre” (ouch). L’impression que ces personnes croyaient détenir LA vérité (re-ouch). L’impression que ces personnes se croyaient supérieures aux autres (triple-ouch). L’observation que ces personnes ne restaient qu’avec des personnes comme elles.
BOUM.
Je comprends.
Je comprends. Que moi aussi j’ai fait ces choses là. Par peur d’être incomprise. Par peur d’être moquée. Par peur d’être rejetée.
Je comprends. Que mon partenaire est tout à fait capable de respecter mes croyances même quand elles ne résonnent pas pour lui, à partir du moment où j’arrête d’essayer de le convaincre.
Je comprends. Pourquoi je suis avec quelqu’un qui n’est “pas dans la spiritualité”. Parce que je crois qu’elle est là l’Union. Parce qu’il s’agit de non-séparation.
Et je crois comprendre les mots canalisés par Lucie : Aimer les autres tout autant.
Alors encore une fois. Je reconnais mes peurs. Et je choisis l’Amour.
Encore une fois, je vois la tentation de me séparer de ce qui est différent de moi. Et je choisis l’Union.
Que tu résonnes ou non avec ce que je viens de partager. Merci d’être ici. Merci d’oser être ensemble. Avec nos croyances. Similaires ou non.
Avec Amour,
Linda